Un modèle de collaboration entre les autochtones et non autochtones

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Du 23 au 25 juin 2017 dernier, un groupe s’est rendu à la Station Uapishka pour approfondir les discussions faisant suite à l’événement national « Bâtir ensemble la durabilité et la réconciliation » pour les 10 ans de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka (RMBMU). Quinze des participants de cet événement, dont des représentants de communautés autochtones au Canada, la responsable du programme MAB de l’UNESCO, Meriem Bouamrane, et le secrétaire général de la Commission canadienne pour l’UNESCO, Sébastien Goupil, ont ainsi pu visiter l’arrière-pays et échanger sur les différents modèles de collaboration autochtones / non autochtones.

Pour l’occasion, la dizaine d’employés innus de la Station étaient sur place, notamment les 4 jeunes participants au projet « Uesthu », lequel propose une expérience concrète de travail pour 3 cohortes de jeunes innus sur 3 ans. L’accueil, la préparation des repas et la coordination des activités ont majoritairement été chapeautés par les jeunes, ce qui a impressionné la délégation présente. « J’ai été très heureuse de rencontrer les jeunes innus, de partager avec eux et l’équipe ces moments privilégiés et de mieux connaitre l’histoire de leur territoire ancestral. Le modèle de la Station Uapishka incarne les valeurs de l’UNESCO et la dynamique de coopération entre les autochtones et non autochtones est inspirante pour le Réseau mondial des Réserves de biosphère », explique Meriem Bouamrane.

Pour les autochtones, ce séjour a permis un échange honnête sur les différentes réalités que vivent les communautés. Pour les intervenants issus des réseaux de l’UNESCO, la visite a stimulé un fort engouement envers la Station, voir même des appuis concrets pour son développement. De leur côté, les organisateurs, à la fois composés du personnel de la RMBMU, de la Station Uapishka et des élus du Conseil de bande de Pessamit, en retirent un profond sentiment de fierté et de motivation. « Les activités de la Station Uapishka prennent tout leur sens lorsque l’on constate les impacts positifs et palpables sur la jeunesse innue. Dans l’esprit de l’Appel à l’action de Pessamit lancé le 21 juin dernier, c’est un modèle de cogestion à suivre pour concrétiser l’engagement des Réserves de biosphère canadiennes envers la réconciliation », selon Sébastien Goupil.

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